Vous êtes ici : Accueil > Archives saisons > Saison 2015

Dimanche 20 septembre

Dimanche 20 septembre à 18h
François Menissier, récital d’orgue
J.S. Bach, Bull, Leguay
Dans le cadres des Journées Européennes du Patrimoine
Libre participation

François MENISSIER, orgue

 Johann Sebastian BACH (1685-1750) :
Prélude, (adagio), Trio, (récitatif), et Fugue en si bémol majeur, BWV 545b  Georg BOEHM (1661-1733) :
Choral « Vater unser im Himmelreich »  John BULL (1563-1628) et Jean-Pierre LEGUAY (*1939) :
en alternance :
• Prélude I (JPL) & « Een Kindeken is ons geboren » (JB)
• Prélude VII (JPL) & In Nomine (JB)
• Prélude X (JPL) & Fantasia chromatica (JB)
• Prélude XIV (JPL) & Canon « with a running bass » (JB)
• Prélude XXII (JPL)

 Johann Ludwig KREBS (1713-1780) :
Choral « Wir glauben all’an einen Gott » -version de JS Bach BWV 740- Johann Sebastian BACH : Toccata et Fugue en Fa majeur, BWV 540

François Ménissier

Il a reçu pour l’orgue l’enseignement de Françoise Billiot, Bernard Lagacé, Norbert Pétry, André Stricker et Louis Thiry. Lauréat du Concours International J. S. Bach de Toulouse et titulaire de 1989 à 2003 du grand orgue Silbermann de l’Eglise Saint-Thomas de Strasbourg, il est actuellement professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement régional de Rouen, titulaire du grand orgue Clicquot de l’Eglise Saint-Nicolas-des-Champs à Paris, et conservateur de l’orgue Renaissance de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).

Ses concerts donnés en France, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Italie, en Espagne, en Finlande, en Ecosse ou au Japon le conduisent à se produire aussi bien en soliste que comme partenaire, entre autres, de la Psalette de Lorraine, la Maîtrise de Haute-Bretagne, Luc Marchal (hautbois baroque), Volny Hostiou (serpent), Jacques Bona (basse), l’Ensemble Gilles Binchois et Dominique Vellard, le Chœur de Chambre de Namur, l’Ensemble Les Meslanges et Thomas van Essen, l’Ensemble A Sei Voci, etc.

Sa passion pour les orgues historiques l’a conduit à faire bénéficier son activité de musicien d’un vif intérêt pour la restauration et la conservation des instruments anciens et pour l’histoire de la facture d’orgues. Auteur de recherches sur la lignée des facteurs d’orgues Verschneider (18e et 19e siècles) et de l’Inventaire technique et historique des Orgues de Moselle (1988-1999), François Ménissier est membre de la Commission national des monuments historiques ; il est également conseiller pour les orgues de la Ville de Rouen.

Discographie : Bach, Boëly, Brahms (Diapason d’Or 2004), Mendelssohn, Rheinberger, Boehm (Tempéraments/Radio-France, Hortus, Wergo/Schott, K.617, Adda). Enregistrements radiophoniques pour France-Musiques, Radio Südwestfunk, K.-Radio-Omroep-Holland, et la Radio Télévision Belge Francophone. « Le Serpent imaginaire », à l’orgue Renaissance de Mont-Saint-Aignana, avec Volny Hostiou (serpent) dans des oeuvres de Ortiz, Cabezon, Arauxo, Frescobaldi, Byrd,

Le Programme

Il est construit pour mettre en valeur la polyphonie de l’orgue de Saint Remi et s’articule en symétrie autour de l’original tandem en miroir « Bull-Leguay ». John Bull, anglais ayant été professeur à l’université de Cambridge et à la tête de la musique du prince Henry, quitta soudainement l’Angleterre pour rejoindre Bruxelles et Anvers, dans les Flandres espagnoles au service du duc Albert où il fréquenta Sweelinck, Pieter Cornet et Peter Philips. Son œuvre, essentiellement pour le clavier, révolutionna celui-ci sans renoncer à la tradition de Tallis. Des anthems, pièces sur plain-chant, fantaisies, préludes danses et variations sont nombreuses bien que bon nombre aient été perdues lors de son passage dans les Flandres. Les 23 préludes de Jean-Pierre Leguay ont été écrit entre 1965 et 1982 et sont une série de microcosmes autonomes et indépendants. Hériter de la musique de Messiaen (dont il fut l’élève), et étranger à tout esprit de système, le langage de Leguay s’approche d’un post-sérialisme libre, profondément incarné, gourmand de volupté sonore et d’une force impressionnante.

Deux grands dyptiques de Bach encadreront le programme. Le prélude et fugue BWV545 en si bémol majeur est une des versions connues du Ut majeur BWV 545. Le prélude est une transposition en si bémol d’une version antérieure, un peu plus brève que la version aboutie. La fugue également transposée est dans la version définitive. Le Trio intercalaire est une transcription anonyme d’un mouvement de la 3ème sonate pour viole de gambe et clavecin BWV 1029, additionné de deux épisodes de transition (adagio et récitatif « tutti ») de la main d’un organiste de Westminster Abbey (2ème partie du 18ème siècle) où l’on retrouva cet ensemble en 5 volets.

Le choral de Böhm est un exemple sublime d’expression baroque, d’une extraordinaire effusion lyrique mais cette quasi pamoison est contrôlée par le musicien qui laisse transparaitre l’ossature du choral. Le jeune Bach qui connut fort bien Böhm retiendra la leçon dans ses propres grands chorals. Krebs, un des élèves préféré de JS Bach à Leipzig dans les années 1730 eut de nombreuses fonctions auprès du maître entre 1730 et 1750. Il passe donc comme le plus pur produit de l’ »atelier Bach ». Le choral-prélude Wir glauben (nous croyons tous en un seul Dieu) a été attribué à JS Bach, puis retrouvé au XIXème dans une édition des œuvres de Krebs. Il semble plus de la main de Krebs qui a écrit 41 chorals où il était souvent difficile de déceler des différences stylistiques entre tous les élèves de l’ »atelier », et parfois furent confondus avec l’œuvre du Maître !